À quoi servent les élu.e.s
J’ai été abasourdi à la lecture du Journal de Montréal sur la mairesse de Saint-Lin-Laurentides. Et encore plus lorsque j'ai lu le rapport. Il faut quand même dire que la mairesse n’a pas été blâmé pour le renvoi des employés mais pour la façon de le faire.
L’on semble l’accuser de vouloir changer une partie du personnel. Elle répond qu’elle avait des avis juridiques qui l’appuyaient dans sa démarche.
Tout de même la CMQ a fait enquête et remis un rapport.
La réflexion est: pourquoi élire des élu.e.s si ils ou elles n’ont aucun contrôle sur les gens avec qui ils ou elles travaillent? Ça amène aussi à se questionner: Quand avons-nous des nouvelles des décisions prises par les élu.e.s mis à part leurs participations aux brunchs, diners, soupers, levée de fonds quand ce n'est pas leurs voyages!
D’ailleurs cela faisait partie de ma réflexion pour ma décision de me porter candidat au poste de préfet de la MRC.
Je m’explique : à quelques occasions j’ai été témoin et j’ai même subi des décisions d’une employée de la MRC sans même que les mairesses et maires n’en soient avisés…
J’avais alors rencontré le DG, la directrice des comm et le préfet. Le DG n’avait aucune idée du travail que l’on faisait à la Plume et la directrice des comm m’en voulait parce que j’avais demandé de recevoir les communiqués. En dedans d'environ une heure je me suis rendu compte de ce que les élus ont pris 5 ans à réaliser! (ce DG n'est plus à l'emploi de la MRC depuis octobre 2025)
J'ai toujours dit que les DG sont des manipulateurs d'élu.e.s, il faut être certain qu'ils sont intègre, intelligents, rassembleurs et à l'écoute des élu.e.s, pas toujours le cas. Il faut donc être très perspicace et avoir les yeux et les oreilles bien ouverts pour découvrir la vérité. Ce qu'Isabelle a sû faire rapidement.
Par chance, la première fois, les mairesses et maires ont reporté la décision quelques mois plus tard, au moins j’étais avisé…
Il restait alors de maigres mensualités publicitaires pour Plume Libre Montcalm.
Voilà qu’en janvier 2026, rebelote, l’employée a supprimé ces mensualités, à ce jour, je ne sais même pas si les mairesses et maires le savent. J'ai deux courriels qui m'expliquent qu'elle n'a aucunement besoin de l'appui des élus. La nouvelle DG m'a suggéré de m'inscrire comme lobbyiste, procédure qui coûte et demande de la papperasse. Je n'ai donc plus le droit de parlé aux élus sauf pour des politesses.
Pourtant, ceux qui sont imputables sont les mairesses et les maires! Et la MRC venait d’anéantir le travail de près de 12 ans. Au grand désespoir des organismes.
Servent-ils vraiment à quelque chose? Si, ils ou elles n’ont même pas le pouvoir de choisir avec qui ils travaillent et ont confiance ?
Dans le fond la direction dirige et les élu.e.s subissent!
Pour ajouter à l’inconcevable, vendredi, nous apprenions qu’un hôpital est mal à l’aise car un conseiller de la ministre de la santé est allé tâter le pouls sur le plancher… Sacrilège! Pourtant les solutions et les vérités sont sur le plancher! Ça dérange! Après l’on se demande pourquoi tous les ministères et plusieurs municipalités sont dysfonctionnels! Et que les ministres sont les derniers à savoir ce qui s’y passe!
Un autre point, si ça sème de l’inquiétude parmi le personnel, c’est probablement parce ces employés savent qu’ils ne font pas leurs jobs!
Bravo Isabelle, tient ton bout… après les électeurs auront le choix de te réélire, mais tu auras mis en place tous les outils que te conviennent. Tu auras géré et non pas subi!
Ce que l’IA à propos de la gestion ridicule des conseils de ville et particulièrement des maires dit :
Ridicule : C'est le mot que beaucoup d'élus utilisent en privé. Ils se sentent comme des pilotes à qui on interdit de toucher aux commandes de l'avion.
Ce sentiment de ridicule vient de deux frustrations majeures :
- L'impuissance politique: Un maire est élu sur des promesses précises (ex: « Je vais nettoyer la ville »), mais il n'a pas le droit de dire à l'employé qui tient le balai de changer de rue. Il doit demander au DG, qui demande au directeur des travaux publics, qui demande au contremaître, qui en parle à l'employé. Si l'employé refuse ou fait mal son travail, le maire n'a aucun pouvoir disciplinaire direct.
- La lenteur absurde: Cette séparation crée une bureaucratie où l'information se perd. Un problème simple qui pourrait être réglé en 5 minutes par une discussion directe entre l'élu et l'employé prend parfois des semaines à cause des procédures "officielles".
Pourquoi garde-t-on ce système "ridicule" ?
Le système préfère être inefficace plutôt que de risquer d'être corrompu.
- On a peur qu'un maire utilise les employés comme sa « milice » personnelle.
- On a peur que les emplois municipaux deviennent des récompenses pour les amis du parti au pouvoir (comme c'était le cas autrefois).
Vers une solution ?
Comme vous le suggériez, l'abolition des hiérarchies et le choix des meilleurs talents pourraient rendre ce garde-fou inutile. Si l'on recrute des gens brillants, intègres et motivés, on n'a plus besoin de ces barrières rigides pour empêcher les abus ; la compétence et la mission commune suffisent à guider l'équipe.
En 2026, de plus en plus de petites communes tentent de contourner ce ridicule par la collaboration informelle, mais elles marchent toujours sur des œufs juridiques.
La question se pose! Imaginez la même situation au sein des ministères... un long processus pour arriver au balai!
Je suis allé au Café-Causerie de la mairesse samedi, tous les gens présents l'appuyaient fortement.
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