Demandes anticipées d’aide médicale à mourir; un gain du Bloc Québécois!
« Il était temps! » C’est avec satisfaction que Luc Thériault, député de Montcalm, porte-parole du Bloc Québécois pour l’aide médicale à mourir (AMM), l’éthique, l’accès à l’information, et la protection des renseignements personnels, a accueilli la semaine dernière la décision du gouvernement de déposer dans les prochaines semaines un projet de loi permettant les demandes anticipées d'aide médicale à mourir.
« Je suis heureux que le gouvernement accède enfin à la revendication du Bloc Québécois pour permettre aux provinces d’offrir les demandes anticipées d’aide médicale à mourir. Pendant des années, nous avons lutté et nous avions même déposé un projet de loi pour permettre ces demandes lorsqu’un cadre législatif et réglementaire existe, comme c'est le cas au Québec. Ottawa a finalement adopté notre proposition. Je vais m'assurer maintenant que le projet de loi du gouvernement réponde aux demandes du Québec et aux besoins des personnes souffrant de maladies neurocognitives graves et incurables, comme Sandra DeMontigny. » souligne M. Thériault.
Le député de Montcalm explique qu’en limitant tout autre élargissement de l’aide médicale à mourir, notamment pour les personnes aux prises avec un trouble mental comme seule problématique, les libéraux manquent encore une fois de courage politique. « En se positionnant ainsi, Ottawa abandonne encore une fois des patients qui souffrent et leur fait porter le fardeau de devoir se tourner vers les tribunaux pour faire valoir leurs droits. Pas étonnant puisqu’en matière d'aide médicale à mourir, ce ne sont pas les députés de la Chambre des communes qui ont fait le travail mais plutôt la Cour suprême qui dès 2015, a obligé le gouvernement à modifier le Code criminel afin de répondre aux demandes des patients qui voyaient leurs droits constitutionnels bafoués. Les parlementaires doivent cesser de se laver les mains de leurs responsabilités. Nous avons un devoir envers les personnes souffrantes; il est de notre devoir de ne pas les laisser tomber, de poursuivre le dialogue tout en protégeant les personnes les plus vulnérables » conclut Luc Thériault.
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