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Le véritable « Saint-Dilon » inspire le nouveau projet de Garçons à marier tiré des archives du Fonds Jean Trudel

Garcons a marier 2pour1 500koEntre mémoire, musique et imaginaire québécois, Garçons à marier revisite des œuvres du répertoire traditionnel enregistrées dans les années 1970

Le personnage mythique de « Saint-Dilon », rendu célèbre par Gilles Vigneault dans La danse à Saint-Dilon, inspire le nouveau projet du trio lanaudois Garçons à marier, dévoilé aujourd’hui à travers une première capsule vidéo d’une série de trois inspirée du Fonds Jean Trudel.

Intitulé Samedi soir à Saint-Dilon et autres trudeleries, le projet propose une rencontre entre archives sonores, interprétation actuelle et patrimoine musical vivant québécois. Réalisées à l’Espace culturel Jean-Pierre Ferland de Saint-Norbert, les capsules présentent des œuvres tirées du répertoire de porteurs de tradition québécois recueillis par Jean Trudel lors de ses collectes menées dans les années 1970.

À travers ce projet, Garçons à marier signe des interprétations et des arrangements originaux captés en direct, dans une approche qui conjugue respect des sources, sensibilité artistique et diffusion contemporaine du patrimoine oral francophone.

Trois figures marquantes du patrimoine musical québécois

Le projet met à l’honneur trois porteurs de tradition issus de différentes régions du Québec :

  • Odilon Carbonneau, le véritable « Saint-Dilon », violoneux de Natashquan ayant inspiré l’univers de La danse à Saint-Dilon de Gilles Vigneault, avec le Reel à Aristide et l’Air à Rosalie, tirés d’une veillée de danse chez Jean-Pierre Vigneault à Natashquan en 1975;
  • Thomas Deschênes, violoneux de Saint-Gabriel-de-Rimouski, avec une pièce dont la première partie rappelle le Reel du violon monté en vielle, enregistré au Festival Ethno Québec de 1974 au Palais du commerce de Montréal, suivie d’une mélodie inspirée des morceaux Great Eastern et Mason’s Apron, enregistrée à son domicile;
  • Antonio Bazinet, violoneux et chanteur originaire de Sainte-Lucie-des-Laurentides, avec Si j’avais 500 pistoles (Le cou de ma bouteille), chanson enregistrée au Festival Ethno Québec de 1974.

Une démarche de création enracinée dans les archives

Pensé comme une relecture actuelle du patrimoine sonore québécois, le projet s’inscrit dans la démarche artistique de Garçons à marier : faire circuler la musique traditionnelle québécoise auprès des publics d’aujourd’hui dans une approche vivante, incarnée et résolument actuelle.

« Ces archives portent une richesse musicale et humaine exceptionnelle. À travers ce projet, nous voulions mettre à l’honneur des personnages culturels importants du Québec — parfois emblématiques, parfois méconnus — en faisant réentendre leur musique à travers notre univers musical et nos arrangements. »
— Philippe Jetté, membre de Garçons à marier

Les capsules ont été réalisées avec la collaboration de Jean-Michel Roch à la prise de son et au mixage, ainsi qu’Olivier Arseneault à la captation vidéo et au montage. Le projet a bénéficié du soutien du Conseil québécois du patrimoine vivant, du Connaught Fund (Community Partner Research Program) de l'Université de Toronto, du C.R.A.P.O. de Lanaudière et de la Municipalité de Saint-Norbert.

Une plongée dans l’univers des veillées et des traditions culturelles québécoises

En revisitant ces œuvres, Garçons à marier ravive une fenêtre sur les veillées de danse, les violoneux et les chanteurs qui ont profondément marqué l’histoire culturelle et l’imaginaire québécois.

Porté par le violon, l’accordéon, le banjo, la guitare, la podorythmie, la guimbarde et le chant, le trio développe une approche enracinée dans la tradition tout en affirmant une signature artistique distinctive.

Diffusion des capsules

La première capsule vidéo de Samedi soir à Saint-Dilon et autres trudeleries est maintenant disponible sur la chaîne YouTube et les plateformes numériques de Garçons à marier.

Les deux autres capsules seront diffusées au cours des prochaines semaines. Les descriptions des capsules donnent également accès à des extraits des archives originales du Fonds Jean Trudel, permettant au public d’entendre directement les porteurs de tradition ayant inspiré le projet.

À propos de Garçons à marier

Originaire de Lanaudière, Garçons à marier est formé de Philippe Jetté, Gabriel Girouard et Jean Desrochers. Le trio propose une lecture vivante, sensible et actuelle du répertoire traditionnel québécois et acadien. Porté par une forte énergie scénique, il met en valeur la chanson et les airs instrumentaux issus du patrimoine oral francophone. Leur premier album, La dot, est paru en décembre 2024.

Information : www.garconsamarier.com

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