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Conditions de vie et pouvoir d’achat fragilisés par la crise : Ottawa lance les hostilités sur le financement des soins de santé

Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, et Luc Thériault, député de Montcalm, ont déploré une mise à jour économique famélique dans laquelle le gouvernement Trudeau amorce un conflit avec le Québec et les provinces en refusant catégoriquement toute augmentation du financement fédéral des soins de santé.

« Cinq jours après que le Conseil de la fédération eut exigé à l’unanimité une rencontre avec Justin Trudeau pour négocier une hausse du financement des soins de santé, le premier ministre lui ferme la porte au visage. Le fait saillant de cette mise à jour économique, c’est qu’Ottawa part en guerre contre le front commun du Québec et des provinces, en plus de fermer les yeux sur les besoins criants du personnel soignant et des centres de soins », a déclaré M. Blanchet.

Rien pour la santé

Dans cette mise à jour économique, le gouvernement libéral maintient l’indexation des transferts de santé à 3 % jusqu’en 2027, ce qui est en dessous de la hausse annuelle du coût des soins (5%). Pourtant, Québec et les provinces réclament à l’unanimité un paiement immédiat de 28 G$ jusqu’à couvrir 35 % des coûts, suivi d’une indexation annuelle de 6 %.

« Le message du gouvernement Trudeau est clair: parce qu’il juge avoir suffisamment dépensé l’an dernier pour la pandémie, il refuse de faire sa part dans le financement des soins de santé. C’est injustifiable! Les dépenses liées à la COVID 19 ayant répondu à une urgence, ce ne sont pas des dépenses récurrentes, tandis que le sous-financement fédéral de la santé est un problème permanent qui étrangle les finances du Québec et des provinces. En faisant cela, Ottawa perpétue le déséquilibre fiscal et fait fi des leçons qu’il aurait fallu tirer de la pandémie. Justin Trudeau n’a clairement pas entendu l’appel à l’aide du personnel soignant », a dénoncé monsieur Thériault.

Compensation trop tardive pour les travailleurs aînés

À la suite de pressions du Bloc Québécois, le gouvernement annonce une indemnisation de 742,4 M$ pour les travailleurs aînés subissant des coupes de leur Supplément de revenu garanti (SRG) pour avoir légitimement reçu de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) durant la première vague. Toutefois, le remboursement prendra la forme d’un paiement unique en mai 2022 seulement.

« C’est bien qu’il y ait des sommes pour les travailleurs aînés, mais mai 2022, c’est trop tard! On parle ici d’aînés parmi les moins nantis, qu’Ottawa prive de centaines de dollars chaque mois depuis juillet. Ces gens-là ne peuvent pas se permettre cinq mois de plus de précarité alors que plusieurs en sont rendus à se priver de médicaments ou à vendre leurs biens, et que l’inflation fera grimper le prix du panier d’épicerie de 7 %. Le gouvernement doit accélérer le versement, et reculer sur la création de deux classes d’aînés en excluant les 65 à 74 ans de l’augmentation de la pension de vieillesse. Le Bloc Québécois ne compte pas

 

abandonner son combat, le fédéral doit enfin faire sa juste part du financement des soins de santé et protéger nos aînés. Justin Trudeau a visiblement besoin d’inspiration et de suggestions, nous pouvons lui en donner! », a conclu le député de Montcalm.

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