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Scène 1, prise 14 contre le décrochage

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M. Marcel Jetté, maire de Sainte-Julienne et président du CLD, M. Jean Pilotte, directeur-général du CJE, Mme Carine Perron, coordonnatrice du CERESO, M. Jacques Lahapelle, président du CJE, Mme Danielle H. Allard, préfète de la MRC, Mme Sylvania Gingras, directrice générale du CLD, M. Nicolas Marceau, député de Rousseau et Mme Patricia Tremblay, directrice adjointe au service des programmes et du développement pédagogique du CEGEP de Lanaudière
Tous les acteurs économiques et politiques étaient réunis à Sainte-Julienne pour annoncer une nouvelle recherche afin d'établir un plan d'action pour diminuer le décrochage scolaire, source grandissante d'inquiétude pour les années à venir. Le taux de décrochage est toujours trop élevé, particulièrement à l'École secondaire l'Achigan. Depuis plusieurs années, des millions de dollars ont été investis pour ajouter des sports et différents services et organismes pour aider les jeunes à s'accrocher, mais le problème persiste.

Le Centre Local de Développement et le Carrefour Jeunesse-Emploi joignent leurs efforts pour initier un projet de recherche afin de mieux évaluer ce qui pousse les jeunes aux décrochages. Plusieurs données quantitatives ont été faites, nous savons combien de jeunes décrochent, par contre trop peu est connu pour savoir pourquoi.

Une grande recherche auprès des jeunes et des différents acteurs économiques est en voie de se réaliser. D'ici le printemps 2015, il y aura une vaste consultation afin de bien cibler les causes de ce décrochage. Par la suite, les initiatives seront mises en place pour améliorer la réussite scolaire, qui est de plus en plus importante pour le futur de nos jeunes.

Après les "Agir Autrement", les réformes, la participation de la Fondation Chagnon à coût de millions, sans résultats concrets, il faut trouver des solutions. Dans les années à venir, les ressources humaines prendront une part importante de l'économie avec les Baby Boomers qui partiront à la retraite. C'est déjà un défi de trouver des employés qualifiés, même lorsque seulement le secondaire 5 est demandé.

Les directions du CLD et du CJE ont été demandées pour une rencontre à Québec afin d'expliquer la démarche qui serait une première au Québec. C'est peut-être la solution, trop souvent nous avons demandé à ceux qui sont restés accrochés de trouver des solutions au décrochage, il est peut-être temps de demander aux décrocheurs pourquoi ils décrochent. Cela semble sur la voie de se réaliser.

De tous les temps, le décrochage a été existant, peut-être moindre dans les années 60-70, par contre les handicapés physiques ou mentaux n'étaient pas sur les bancs d'école, aujourd'hui on ne peut que féliciter l'accès à l'éducation et le désir de donner une chance à ces gens. Par contre, est-ce que l'instruction est adapté à tous, j'en doute, à force d'adapter l'école à tous, elle n'est peut-être pas adaptée à personne. Developpe-t-ont trop la mémoire et trop peu l'initiative, la curiosité, le sentiment d'apprendre et le désir de se surpasser, je n'en doute même pas et ce n'est pas d'aujourd'hui.

Le problème est peut-être aussi de société, nous valorisons les salaires beaucoup plus que les compétences. On veut tout trop vite et trop tôt. La société de consommation pousse-t-elle trop vers la réussite salariale, peut-être ! Étant moi-même un décrocheur, je vous dit qu'en 1973, ce n'est pas le salaire qui m'a poussé au travail, mais le désir d'apprendre plus vite et plus constamment... bien sûr le salaire venait avec, et je suis retourné sur les bancs d'école par la suite, mais c'était pour faire une mémoire avec moi bien plus que me donner le sentiment d'apprendre et de me questionner sur les pourquoi et les comment, ce n'était pas fait pour moi, j'ai réussi deux sessions universitaires, mais ne me suis pas senti grandi, mais j'avais la certitude que je pouvais réussir à l'université.

Un autre point important est peut-être aussi la valorisation des travailleurs, il faudra bien un jour que les patrons réalisent que sans employés ils ne sont plus patrons. Les salaires stagnent pour les employés seulement, la montée virtigineuse des salaires des patrons en générale laisse le sentiment qu'ils sont les seuls responsable des réussites...

Le défi est gargantuesque

La réussite scolaire devra être vraiment valorisée, mais il faut aussi que les élèves sentent qu'ils apprennent quelque chose. La réussite tient de plusieurs facteurs, la situation monétaire des familles lorsque les parents peuvent difficilement se payer les études prétendument gratuites de notre système, la marche est haute, les gens veulent manger avant d'apprendre, c'est même un pré-requis 

De plus, est-ce que les élèves pensent vraiment que réussir ses études sera la garantie de salaire moins famélique ? la question se pose lorsque l'on voit que dans l'entreprise, seul le 1% reçoit plus que sa part et les autres stagne en suivant le coût de la vie ! Tout pour ramener le "Petit pain" des Québécois.

À force de niveler vers le bas, je crois que l'on perd les meilleurs espoirs, sans vraiment aider les autres. J'ai appris que les solutions provenaient de la base, soit des travailleurs, à 23 ans, avant de suivre des cours d'administration.

Les enseignants et les élèves sont ceux qui connaissent les problèmes, auront-ils cette fois vraiment la chance d'être écouté ? Et comment se concrétiseront les solutions, ce sont de grosses machines à revoir et corriger !

Une initiative applaudie de tous, reste à voir les méthodes et les actions qui en découleront.

 

 

 

 

 

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