Économie

gestion2Le jeudi 2 juin, deux autobus regroupant une centaine de producteurs agricoles de Lanaudière se sont dirigés vers la colline parlementaire à Ottawa pour démontrer l’importance de la gestion de l’offre sur l’avenir de leurs entreprises et demander au gouvernement d’agir pour corriger les diverses lacunes de gestion des frontières qui minent l’efficacité de leur modèle depuis maintenant quelques années.

Depuis lundi, un convoi de tracteurs a sillonné les routes du Québec en direction d’Ottawa dans le but de participer à ce grand rassemblement lors duquel plus de 2 500 producteurs étaient attendus. Dans Lanaudière, M. François Brien, producteur laitier à St-Roch Ouest, a pris le volant le mercredi 1er juin au matin, pour joindre le convoi provincial, et ainsi parcourir plus de 200 km en tracteur jusqu’à la capitale fédérale.

gestion1Cet important rassemblement national avait pour but de demander au gouvernement fédéral des poser des gestes concrets dans le dossier du lait diafiltré et de réclamer également la confirmation que les producteurs recevront une compensation pour les dommages annuels d’environ 400 millions de dollars que leur causera à terme l’entrée en vigueur des ententes de libre-échange du Partenariat transpacifique (PTP) et de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne.

Les producteurs laitiers canadiens ont perdu quelque 220 M$ de revenus en raison des importations de lait diafiltré.

« Le gouvernement canadien doit comprendre que des milliers d’entreprises agricoles sont à bout de souffle à cause des pertes encaissées. En 2015, les producteurs laitiers canadiens ont perdu quelque 220 M$ de revenus en raison des importations de lait diafiltré, ce qui représente une perte moyenne de 20 000 $ par entreprise. Lorsqu’on combine ces pertes financières aux impacts qu’auront les ententes commerciales avec l’Europe et les pays du PTP, cela représente plus que le revenu que nous dégageons de nos fermes pour faire vivre nos familles.», a déclaré M. Gilbert Perreault, président des Producteurs de lait de Lanaudière.

Rappelons que, pour Lanaudière, on compte 206 fermes laitières qui permettent de créer 1 800 emplois (directs, indirects et induits). Les fermes laitières du Québec sont à la source de quelque 83 000 emplois (directs, indirects et induits), pour l’ensemble de la filière, et contribuent à la hauteur de 6.2 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) canadien. Finalement, la production laitière et la transformation entraînent des retombées fiscales totales de 1,30 milliard de dollars aux différents paliers de gouvernements.

Photos et vidéos : Véronique Mathieu

2014 Oies St Barthelemy 32Les terres agricoles sont des milieux riches en biodiversité. Toutefois, la cohabitation agriculture-faune n’est pas toujours chose facile. Chaque année, les agriculteurs doivent composer avec les problèmes que causent certaines espèces déprédatrices (oies, bernaches, canards, etc.) dans leurs champs.

Pour faire face à la situation, la Fédération de l’UPA de Lanaudière (FUPAL) offre aux producteurs, depuis déjà plusieurs années, un service collectif d’effarouchement des oiseaux migrateurs. Ce programme vise à contrôler les dommages occasionnés par le passage de ces oiseaux sur les terres agricoles, et ce, dans une perspective de développement durable et de mise en valeur de la biodiversité.

Ainsi, chaque printemps, des effaroucheurs sont engagés pour sillonner les secteurs les plus touchés dans Lanaudière, notamment les terres à proximité de la zone d’interdiction de chasse de St-Barthélemy. Le financement de ces activités est assuré par le Programme d’effarouchement des oiseaux migrateurs en milieu agricole, issu de l’accord Cultivons l'avenir 2 des gouvernements du Canada et du Québec.

Pour signaler la présence d’oiseaux indésirables sur leurs terres, les producteurs agricoles situés dans la MRC d’Autray pourront communiquer avec M. Michel Demouy au 450 271-5348. Ceux situés dans les autres MRC pourront communiquer avec M. Henri-Paul Roy au 450 271-2884.

Un service pour minimiser les dommages aux cultures
L’effarouchement est réalisé seulement lorsqu’il y a des risques pour les cultures, au moment de la reprise de la végétation ou lors des semis. Les effaroucheurs utilisent des pistolets de départ qui feront fuir les oiseaux à l’aide de détonations provoquées. Certains collaborateurs, détenant déjà un permis de chasse à l’oie des neiges, contribueront aussi à l’effort collectif. Le service est offert jusqu’au début de juin, selon la présence des oiseaux.

Il est aussi possible que les producteurs agricoles puissent effectuer eux-mêmes des activités d’effarouchement sur leurs terres, en utilisant un pistolet de départ disponible auprès de fournisseurs autorisés. Comme les effaroucheurs, ils doivent toutefois détenir un permis d’effarouchement du Service canadien de la faune. Ils peuvent aussi se procurer un permis de chasse printanière pour l’oie des neiges. On rappelle par ailleurs que la chasse à la bernache (outarde) est autorisée, pour des raisons de conservation, seulement en automne.

La FUPAL souhaite développer des partenariats entre chasseurs et agriculteurs pour réduire les impacts de la faune en milieu agricole. Les chasseurs ou agriculteurs intéressés peuvent communiquer avec Jean-François Aumont au 450 753-7486, poste 243.

Aide financière pour les dommages importants
Malgré le travail des effaroucheurs, il est possible que des champs subissent des dommages importants. Lorsque le passage de la sauvagine engendre des pertes de rendement supérieures à 10 %, les agriculteurs peuvent se prévaloir du Programme d’indemnisation pour les dommages causés par la faune, offert par la Financière agricole du Québec (FADQ), qu’ils soient assurés ou non avec la FADQ.

"Réalisé depuis maintenant une quinzaine d’années dans la région, l’effarouchement n’est pas une solution parfaite, mais celle-ci permet tout de même de diminuer de beaucoup les dommages aux champs et les compensations éventuelles à verser aux producteurs" comme l’indique M. Michel Désy, vice-président de la FUPAL et répondant du dossier.

Dès le 25 avril : Survol d’hélicoptère pour le décompte des populations
L’équipe du Service canadien de la Faune, d’Environnement et Changement climatique Canada nous a informés qu’elle partira en tournée héliportée pour les inventaires de sauvagines (canards et oies) au-dessus des Basses-terres du Saint-Laurent dans la semaine du 25 avril 2016, dès la première journée de météo propice. L’hélicoptère sera de couleur verte et immatriculée C-GDEH.

Comme chaque printemps, l’équipe survole à basse altitude tous les plans d’eau susceptibles d’abriter des canards (ex. rigoles, étangs de ferme, ruisseaux, lacs et rivières) dans 144 parcelles de 2 km². Le pilote veille à éviter de survoler les bâtiments et les élevages d’animaux sensibles au bruit (ex. visons, émeus) et tente de minimiser le dérangement des animaux de ferme. Le survol d’une parcelle prend environ 5 à 10 minutes. Les observateurs à bord identifient alors toutes les espèces de canards présentes et les comptent.

Parmi les espèces de sauvagines les plus abondantes dans les Basses-terres du Saint-Laurent, on trouve le Canard colvert, dont le mâle arbore une belle tête vert métallique, le Canard noir et le Canard branchu. De retour dans les bureaux de Québec, l’équipe compile les données qui servent à dresser le portrait de l’abondance, de la répartition et de la tendance des populations de sauvagine du Québec.

 DSC0272Ce matin, environ une centaine d'agriculteurs de Lanaudière se dirigeaient vers Ottawa afin de rejoindre les tracteurs partis depuis quelques jours de toutes les régions du Canada.

Ils veulent que le gouvernement respecte ses engagements électoraux... Les fermes laitières du Québec perdent en moyenne 30 000$ par année à cause de l'importation de lait manipulé (lait dia-filtré) qui ne respecte pas les règles, ils veulent un meilleure contrôle et l'application des Lois.

20160602 121639Nous avons rencontrer quelques jeunes de la relève qui sont aussi insécures face à l'avenir de l'agriculture.

De plus, le flou réglementaire et le PTP qui mets la Gestion de l'offre à mal, font que les institutions financières ont aussi des réticences à prêter car ils ne savent pas plus ce qui arrivera la l'industries laitières au Québec.

 

20160407 120055Depuis quelques années, une brèche dans l'accord de libre-échange permet l'importation de lait diafiltré. Les usines de transformation l'utilisent afin de produire beurre, crème glacée et autres afin d'économiser et de nous refiler des produits non canadiens et surtout des produits sensé être laitier sans tout à fait l'être.

Les dommages sont irréversibles, près de la moitié des fermes laitières ont déjà fermé et plusieurs sont en voie de l'être. Selon l'UPA il y a 3 fois plus d'encans cette année que dans les années passées.

Le lait diafiltré a été conçu au États-Unis pour contourner les règles. Ils n'ont pas le droit de l'utiliser, mais ici oui !

Les producteurs de Lanaudière étaient à Montréal la semaine dernière pour faire valoir leur point devant les bureaux de Stéphane Dion, Ministre des Affaires étrangères.

Tracteurs et manifestations ont enjolivé les rues de Montréal. Les producteurs disaient qu'ils ne lâcheraient pas, c'est l'avenir de l'agriculture qui est en jeu.

Qui sait, probablement que la prochaine fois ce sont les vaches qui entreprendront les rues de Montréal... peut-être le meilleur moyen de faire valoir l'importance des produits d'ici et particulièrement des produits laitiers qui sont soumis à des règles plus strictes que partout ailleurs !

 

13177227 10154171287724154 7353430690102082995 nCe midi, les membres du Conseil central de Lanaudière–CSN ont manifesté devant le centre Le Champêtre et la Résidence le St-Ambroise en appui aux travailleuses et aux travailleurs du Syndicat régional des CHP de Lanaudière–CSN actuellement en négociation. Réunis pour leur 64e Congrès, les délégué-es ont profité de leur heure de pause pour visiter les membres du syndicat afin de leur démontrer toute leur solidarité.

13173943 10154171287139154 7009981819404246995 n« Nous menons une lutte pour le respect, pour la reconnaissance et la valorisation de notre travail. Nous sommes soucieux du bien-être des résidentes et des résidents. Nous souhaitons simplement que l’employeur reconnaisse notre expérience et notre ancienneté. Je sais que nous pouvons compter sur la CSN et nous en avons une preuve irréfutable ce midi », de souligner Line St-Jean, présidente du Syndicat régional des CHP de Lanaudière–CSN.

Actuellement, les salaires horaires varient entre 11,78 $ et 13,49 $ l’heure au 8e échelon, et ce, tous titres d’emploi confondus. Aucune journée de maladie, aucune prime de soir ni de fin de semaine n’est accordée aux salarié-es. Des congés supplémentaires et des mesures de conciliation famille-travail font également partie des demandes du syndicat qui tente de conclure sa première convention collective.

13179371 10154171272064154 8427844827393429143 n« L’employeur nous dit qu’il n’a pas d’argent, mais si on compare le taux horaire versé à une préposée aux bénéficiaires dans le secteur public à 20 $ l’heure à celui versé dans ces deux CHP, on comprend pourquoi la partie patronale ne veut pas ouvrir ses livres comptables », de dénoncer David Deschatelets, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN de la région de Lanaudière.

« Si nous sommes ici ce midi, c’est pour envoyer un message clair à l’employeur : lors de la prochaine rencontre de négociation de lundi prochain, il faudra que la reconnaissance du travail qui est accompli chaque jour par les travailleuses et les travailleurs des deux établissements soit au rendez-vous », de déclarer Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière.

« Que tous les propriétaires de CHP se le tiennent pour dit : depuis ses débuts, la CSN défend la dignité et le respect, autant envers les travailleuses et les travailleurs de ces établissements qu’envers les aîné-es qui y vivent et y reçoivent des soins chaque jour. Et nous serons à leurs côtés jusqu’au bout », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

L’employeur

Gestion FPS  (Le Champêtre et le St-Ambroise) est un gros joueur dans la région et ailleurs, en terme de places d’hébergement. Un des actionnaires est Paul Arbec, propriétaire d’une dizaine de résidences privées.

À propos

Le Syndicat régional des CHP de Lanaudière–CSN rassemble plus de 150 membres dans cinq centres d’hébergement privés. Il est affilié au Conseil central de Lanaudière–CSN  qui compte environ 15 000 membres dans 89 syndicats.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

caucus complet 2015Maintenant que cela fait 24 mois que le gouvernement libéral de Philippe Couillard est au pouvoir, les députés(e) du parti Québécois de Lanaudière, Véronique Hivon, Nicolas Marceau, Mathieu Traversy et André Villeneuve, ont uni leurs voix pour dénoncer le piètre bilan de Philippe Couillard et de son équipe.

« En 2014, les libéraux promettaient essentiellement deux choses : être le gouvernement de l’économie, et devenir la formation politique la plus transparente et respectueuse de l’éthique de l’histoire. Or, force est de constater qu’ils ont totalement failli à ces deux tâches », constatent-ils, ajoutant que « le Parti libéral est plutôt devenu le parti de l’échec, autant sur le plan de l’économie que sur celui de l’éthique ».

« Les promesses de créer 250 000 emplois, de réduire le fardeau fiscal de la classe moyenne et des familles ont également été rompues. Deux ans plus tard, les Québécois sont en colère. Les reculs et les dérapages s’accumulent. Les récents événements aux odeurs de corruption prouvent que les libéraux n’ont pas changé du tout», estiment les député(e)s de Lanaudière.

Ils ajoutent : « En ce qui a trait à la défense des intérêts du Québec, l’inaction du gouvernement de Philippe Couillard fait énormément de tort. Dans le dossier Énergie Est par exemple, les libéraux sont immobiles et inaudibles. Nous pouvons aussi nous demander où logent les caquistes dans ce dossier».

Les membres du caucus lanaudois soulignent que les libéraux ont complètement largué les régions, insensibles à leur sort, avec le démantèlement, entre autres, des structures de concertation et de développement économique régional, des leviers importants qui ont disparu selon eux.

« Devant l’insensibilité du gouvernement quant aux effets des coupes, le cafouillage entourant la hausse de salaire des médecins au détriment des patients, alors que les familles payent toujours plus, l’acharnement à défendre l’indéfendable dans les dossiers d’éthique et l’incompétence économique de ce gouvernement, nous demandons : où est le premier ministre ? », s’interrogent les député(e)s.

« Philippe Couillard devrait se consacrer à la remise sur pieds du Québec. À quand un premier ministre des Québécois à Québec? Il y a urgence d’agir », de conclure les député(e)s lanaudois.

Bus Normand Blouin350Réunis en assemblée générale ce mercredi soir, les membres du Syndicat des travailleurs des autobus Gil-Ber (FEESP-CSN) ont reçu le rapport de leur comité de négociation. Ils ont également partagé les informations finales qui leur seront nécessaires à l’exercice de leur mandat de grève adopté à 95 % par l’entremise d’un vote à scrutin secret tenu lors de l’assemblée générale du 12 avril dernier.

« La dernière rencontre de négociation entre les parties remonte au 20 avril dernier. Depuis ce jour, l’employeur est demeuré silencieux et aucun échange entre les parties n’a eu lieu. Celui-ci refuse de retirer certaines demandes qui réduiraient les salaires des conductrices et des conducteurs d’autobus scolaire de l’ordre de 8 à 10 %, d’expliquer Josée Dubé, présidente du syndicat. C’est avec une détermination hors du commun que les travailleuses et les travailleurs des autobus Gil-Ber sont prêts à aller jusqu’au bout de leurs revendications ».

À la suite du dépôt de l’avis de grève par le syndicat le 5 mai dernier, dès le lendemain, l’employeur s’est adressé au ministère du Travail pour demander la conciliation. Les parties doivent se rencontrer le dimanche 15 mai en présence du conciliateur.

Le salaires maximum d'un chauffeur pour la compagnie est de 18.99, ce qui ne se compare vraiment pas avec la STM. De plus, si un employé fait entre 25 et 30 heures il ne sera payé que pour 25 heures...

L’entreprise assure les services de transport scolaire pour la Commission scolaire des Samares et pour la Commission scolaire Sir Wilfrid Laurier. En conséquence, le service de transport pourrait être perturbé à partir du mardi 17 mai au matin si aucune entente n’intervient avant minuit, lundi soir prochain.

Le syndicat est conscient de l’impact de l’exercice de la grève sur les familles de la région. Les membres souhaitent rassurer la population de leur intention de négocier de bonne foi, comme ils l’ont fait depuis le début. Le dénouement de cette impasse doit toutefois passer par l’employeur qui maintient, à ce jour, des demandes de concessions et de reculs inacceptables.

À propos

Le Syndicat des travailleurs des autobus Gil-Ber (CSN) regroupe 70 salarié-es membres de la Fédération des employées et employés des services publics-CSN qui compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

laitLors d’un point de presse, M. Gilbert Perreault, président des Producteurs de lait de Lanaudière a démontré l’important consensus de la filière agroalimentaire de la région et de ses partenaires pour exiger du gouvernement fédéral qu’il règle le problème des importations de lait diafiltré rapidement et une fois pour toutes. Cette problématique de contournement des contrôles frontaliers par l’importation sans limites et sans tarifs de concentrés protéiques liquides, appelé lait diafiltré, a pris des proportions très inquiétantes.

Le gouvernement a formellement reconnu l’existence du problème. En effet, La Terre de chez rapportait le 5 février dernier le contenu d’un courriel du bureau du ministre Lawrence MacAulay : « Nous sommes conscients des préoccupations de l’industrie concernant l’utilisation du lait diafiltré dans la fabrication du fromage. Selon les normes compositionnelles du fromage, il n’a jamais été dans les intentions que le lait diafiltré soit utilisé au lieu du lait. Nous travaillons afin d’assurer que les règles sont claires pour tous. Le Canada reconnaît l’importance de mesures de contrôle efficaces des importations et gère ses importations conformément à ses obligations en matière de commerce international », affirmait le ministre. Cette même déclaration avait été faite deux jours plus tôt lors d’une allocution du ministre devant les délégués des Producteurs laitiers du Canada. Malgré ces engagements répétés, aucune mesure concrète n’a encore été annoncée par le gouvernement deux mois plus tard.

« Cette brèche, si elle n’est pas colmatée, menace clairement la pérennité de notre politique agricole canadienne pour le secteur laitier. Le problème est connu des autorités gouvernementales depuis au moins deux ans, mais n’est toujours pas réglé. La solution au problème des importations de lait diafiltré est politique. Le gouvernement libéral a montré, dans plusieurs dossiers, qu’il est capable d’agir rapidement, il faut qu’il règle ce problème rapidement et une fois pour toutes! » a ajouté M. Perreault.

Cette brèche, si elle n’est pas colmatée, menace clairement la pérennité de notre politique agricole canadienne pour le secteur laitier

En effet, l’importation des produits laitiers au Canada est limitée par des tarifs douaniers, un contrôle essentiel au bon fonctionnement de la gestion de l’offre, le moyen par lequel les producteurs de lait établissent le meilleur équilibre possible entre l’offre et la demande de leurs produits et qui leur permet de tirer leur revenu entièrement du marché, sans subventions. Or, depuis la fin des années 90, des ingrédients laitiers entrent au pays sans tarifs en utilisant des failles du classement tarifaire pour contourner les limites d’importation. Le cas actuel le plus grave est celui des isolats de protéines laitières et du lait diafiltré, des concentrés de protéines laitières qui remplacent de plus en plus la protéine du lait frais canadien dans la fabrication de certains produits laitiers. On estime que les importations d’IPL atteindront 32 000 tonnes en 2015, causant un manque à gagner de plus de 200 millions de dollars aux producteurs.

« Ces produits sont choisis pour l’importation puisqu’ils permettent à la fois d’éviter les tarifs douaniers et par manque de cohérence entre l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), ils permettent aussi d’éviter la limite d’utilisation prévue par les normes de composition des fromages au Canada », a insisté M. Perreault. Rappelons qu’en 2007, afin de limiter les dommages liés à l’importation de concentrés de protéines laitières et à la suite d’une grande mobilisation des producteurs laitiers, le gouvernement a mis en place des normes de composition des fromages. Ces normes établissent un pourcentage minimum de protéines (caséines) qui doivent provenir du lait dans le fromage et limitent l’ajout d’ingrédients laitiers tels les IPL pour compléter la recette de fabrication. Le problème semblait ainsi réglé jusqu’à l’arrivée du lait diafiltré, en 2013.
À la frontière, le lait diafiltré est classé comme ingrédient laitier (concentré de protéines laitières de plus de 85 % sur une base sèche) et exempté de tarifs. Une fois au Canada, l’ACIA le considère comme du lait et non comme ingrédient laitier dont l’ajout est plafonné dans les recettes de fromage.

« La production laitière est un secteur économique très important pour la région, soit 222 fermes, 1559 emplois directs et indirects, 76,6 millions $ de valeur de production et 7 usines », a déclaré Monsieur Perreault.

Fiche importations finales
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