Économie

20161016 114644Les employé-es étaient réunis en assemblée générale le dimanche 16 octobre dernier pour prendre position sur l’offre «  globale et finale  » du comité de négociation patronal. « La dernière proposition de l’employeur ne correspondait pas du tout à nos objectifs de négociation. C’est donc sans surprise que l’offre a été rejetée à 98 % par les membres présents à l’assemblée. Nous avons essayé de l’éviter le plus longtemps possible, mais nous n’avons plus le choix. Keolis – division Lanau Bus devra faire face à une grève de ses employé‑es qui sont gonflés à bloc ! » a déclaré Yvon Bérubé, président du Syndicat des employé‑es de Lanaubus (CSN). Conformément aux dispositions du Code du travail, un avis de grève a été envoyé à l’employeur et au ministère du Travail en date du 17 octobre. La grève générale illimitée débutera donc le 27 octobre à 4h du matin, et ce, jusqu’à l’obtention d’une entente de principe satisfaisante pour le comité de négociation syndicale.

Les lignes de transport collectifs interrégionales (CRTL) entre les municipalités de la MRC de Montcalm et Joliette, Saint-Jérôme, Montréal, Rawdon seraient touchées

Au cœur du litige : les horaires de travail

Un des irritants majeurs pour les conductrices et conducteurs d’autobus est la confection des horaires de travail. Ils doivent présentement effectuer leur travail sur une période qui peut s’étaler jusqu’à 14 ou 16 heures, selon la durée de la semaine de travail. De plus, les horaires journaliers sont généralement composés de deux ou trois quarts de travail. Parfois, ces blocs sont seulement d’une durée de 2 heures et demie consécutives. Tout cela peut faire en sorte que les travailleuses et travailleurs doivent passer leur journée entière sur les lieux du travail sans être rémunérés pour les temps d’attente entre les quarts de travail. « La qualité de vie des conducteurs est grandement affectée par ces horaires interminables et l’employeur a accusé une fin de non-recevoir à nos demandes sur cet enjeu. Comment peut-on s’occuper de notre famille avec un horaire qui s’étale de 4h du matin à 19h ou encore de 10h à 23h? se questionne M. Bérubé.

La balle est dans le camp de l’employeur

Après avoir consulté les états financiers de Keolis – division Lanau Bus, le syndicat sait que l’entreprise a une marge de manœuvre pour bonifier son offre. En effet, cette filiale de Keolis Canada est en pleine croissance et le syndicat n’a rien trouvé qui pourrait laisser présager une baisse de revenu à court terme pour l’entreprise. « L’employeur a la capacité d’améliorer la qualité de vie et les conditions de travail de ses employé-es. La balle est dans son camp, il doit nous convoquer dès maintenant à la table de négociation et si nous travaillons fort de part et d’autre, il est encore possible d’en arriver à un règlement avant le déclenchement de la grève » a ajouté Nathalie Arguin, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) qui était présente à l’assemblée.

À propos de la CSN

Fondée en 1947, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central de Lanaudière rassemble près de 14 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé. Pour sa part, le Syndicat des employé-es de Lanau Bus (CSN) représente plus de 100 membres travaillant pour l’entreprise Keolis Canada –Division Lanau Bus et effectuant le transport intermunicipal au sein du RTCR (Réseau de transport collectif régional de la MRC de l’Assomption) et du Conseil régional de transport de Lanaudière (CTRL).

 DSC0272Ce matin, environ une centaine d'agriculteurs de Lanaudière se dirigeaient vers Ottawa afin de rejoindre les tracteurs partis depuis quelques jours de toutes les régions du Canada.

Ils veulent que le gouvernement respecte ses engagements électoraux... Les fermes laitières du Québec perdent en moyenne 30 000$ par année à cause de l'importation de lait manipulé (lait dia-filtré) qui ne respecte pas les règles, ils veulent un meilleure contrôle et l'application des Lois.

20160602 121639Nous avons rencontrer quelques jeunes de la relève qui sont aussi insécures face à l'avenir de l'agriculture.

De plus, le flou réglementaire et le PTP qui mets la Gestion de l'offre à mal, font que les institutions financières ont aussi des réticences à prêter car ils ne savent pas plus ce qui arrivera la l'industries laitières au Québec.

 

grizzlyC'est officiel, le restaurant du Complexe JC Perreault peut désormais servir de la boisson aux heures réglementaires.

Finalement après des mois de négociations et d'attente le service complet de boissons alcoolisées est désormais possibles.

Réservez vos places !

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13177227 10154171287724154 7353430690102082995 nCe midi, les membres du Conseil central de Lanaudière–CSN ont manifesté devant le centre Le Champêtre et la Résidence le St-Ambroise en appui aux travailleuses et aux travailleurs du Syndicat régional des CHP de Lanaudière–CSN actuellement en négociation. Réunis pour leur 64e Congrès, les délégué-es ont profité de leur heure de pause pour visiter les membres du syndicat afin de leur démontrer toute leur solidarité.

13173943 10154171287139154 7009981819404246995 n« Nous menons une lutte pour le respect, pour la reconnaissance et la valorisation de notre travail. Nous sommes soucieux du bien-être des résidentes et des résidents. Nous souhaitons simplement que l’employeur reconnaisse notre expérience et notre ancienneté. Je sais que nous pouvons compter sur la CSN et nous en avons une preuve irréfutable ce midi », de souligner Line St-Jean, présidente du Syndicat régional des CHP de Lanaudière–CSN.

Actuellement, les salaires horaires varient entre 11,78 $ et 13,49 $ l’heure au 8e échelon, et ce, tous titres d’emploi confondus. Aucune journée de maladie, aucune prime de soir ni de fin de semaine n’est accordée aux salarié-es. Des congés supplémentaires et des mesures de conciliation famille-travail font également partie des demandes du syndicat qui tente de conclure sa première convention collective.

13179371 10154171272064154 8427844827393429143 n« L’employeur nous dit qu’il n’a pas d’argent, mais si on compare le taux horaire versé à une préposée aux bénéficiaires dans le secteur public à 20 $ l’heure à celui versé dans ces deux CHP, on comprend pourquoi la partie patronale ne veut pas ouvrir ses livres comptables », de dénoncer David Deschatelets, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN de la région de Lanaudière.

« Si nous sommes ici ce midi, c’est pour envoyer un message clair à l’employeur : lors de la prochaine rencontre de négociation de lundi prochain, il faudra que la reconnaissance du travail qui est accompli chaque jour par les travailleuses et les travailleurs des deux établissements soit au rendez-vous », de déclarer Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière.

« Que tous les propriétaires de CHP se le tiennent pour dit : depuis ses débuts, la CSN défend la dignité et le respect, autant envers les travailleuses et les travailleurs de ces établissements qu’envers les aîné-es qui y vivent et y reçoivent des soins chaque jour. Et nous serons à leurs côtés jusqu’au bout », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

L’employeur

Gestion FPS  (Le Champêtre et le St-Ambroise) est un gros joueur dans la région et ailleurs, en terme de places d’hébergement. Un des actionnaires est Paul Arbec, propriétaire d’une dizaine de résidences privées.

À propos

Le Syndicat régional des CHP de Lanaudière–CSN rassemble plus de 150 membres dans cinq centres d’hébergement privés. Il est affilié au Conseil central de Lanaudière–CSN  qui compte environ 15 000 membres dans 89 syndicats.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

DSC 0012Les producteurs acéricoles de Lanaudière étaient réunis pour faire valoir l'importance du plan conjoint et de la réserve qui assure un prix stable et des revenus décents pour les agriculteurs.

Le rapport Gagné, que le ministre semble prendre en considération est un affront aux agriculteurs. 

Ils ont l'appui de toutes les MRC pour contrer les recommandations du rapport. 

Le président du Syndicat des producteurs acéricoles de Lanaudière, M. Rolland Urbain, n'y va pas de main morte.

Le ministre de l'agriculture n'est pas bon... si vous savez comment nous aider pour rencontrer le ministre, faites le nous savoir, car cela nous est impossible... le ministre a été dégommé par l'ancien gouvernement Libéral, réintroduit par M. Couillard, il n'est pas à l'écoute des agriculteurs, seulement pour quelqus-uns dont le producteur qui avait ajouté de l'eau dans son sirop.. un ami de Paradis. Il n'y a pas de libéraux ici aujourd'hui... juste le PQ est là !

Les députés Nicolas Marceau et André Villeneuve étaient représentés pas leurs attachés politiques. C'est à la Sucrerie des Aïeux, 8 générations de production acéricole qu'ils se sont rencontrés. M. Gaétan Morin, préfet de Matawinie et président de la Table des préfets a renouvelé l'appui aux producteurs de toute les MRC. 

Mise en marché collective du sirop d’érable
Les producteurs de Lanaudière, forts et unis pour développer l’acériculture

Les représentants des municipalités de Lanaudière et ceux de l’industrie acéricole ont uni leur voix pour affirmer la solidarité régionale et le désir de poursuivre ensemble le développement de ce secteur, qui s’avère des plus prospères. Le Québec étant d’ailleurs le leader en acériculture, et ce, depuis les années 50, avec une moyenne, sur 30 ans, de 72 % de la production mondiale. En matière de développement économique, « les vastes superficies boisées de Lanaudière, présentent des populations d’érables avec un très grand potentiel encore à développer » comme l’indique Gaétan Morin, préfet de la MRC Matawinie et président de la Table des préfets de Lanaudière.
Cette instance de représentation régionale appuie le président du Syndicat des producteurs acéricoles de Lanaudière, Rolland Urbain, de même que Marcel Papin, président de la Fédération de l’UPA de Lanaudière et les acériculteurs de la relève Guillaume Breault et Normand Urbain, lesquels souhaitent que les acteurs crédibles de la filière acéricole québécoise poursuivent l’amélioration des piliers du système de mise en marché du sirop d’érable québécois, dont le contingentement acéricole, l’agence de vente et la réserve stratégique de sirop d’érable.

L’industrie établit des records sans précédent

Dans Lanaudière, les 187 entreprises de la région ont eu une récolte record ce printemps, avec 2,7 millions de livres de sirop d’érable, pour un rendement moyen de 3,58 lbs/entaille, dépassant d’un dixième la moyenne provinciale. L’industrie acéricole québécoise ne fait que battre des records depuis les dernières années : augmentation de 29 % des exportations depuis 5 ans, dont un record historique de 92,8 millions de livres en 2015; augmentation des ventes de 75 % depuis 5 ans dont un record en 2015 avec 103 millions de livres; et, plus récemment, avec 148,2 millions de livres produits en 2016, un record de production sans précédent.

Au Québec, ce secteur en pleine croissance fait vivre 13 500 producteurs acéricoles, génère 10 000 emplois et contribue à la vitalité de nos régions. D’ailleurs, les acériculteurs québécois sont plus unis que jamais. Sondage à l’appui, qui est conduit annuellement, le taux de satisfaction des producteurs acéricoles envers leur Fédération est passé de 75 à 82 % en un an. Ce taux grimpe à 92 % pour les producteurs qui assistent aux différentes rencontres de leur syndicat régional ou de la Fédération.

Un modèle collectif qui contribue au développement d’entrepreneurs

Depuis l’instauration, par les producteurs acéricoles, des outils de mise en marché : réserve de sirop d’érable, agence de vente, contingentement, le développement de l’industrie acéricole a fait un bond considérable. « Ces conditions permettent aux entreprises de la relève, d’oeuvrer dans une industrie mieux organisée, plus stable et plus prospère. Cela permet d’investir avec de la nouvelle technologie pour être plus productif. L’avenir de notre industrie est très prometteur. » explique Guillaume Breault, jeune producteur en processus pour s’établir sur l’entreprise familiale.

L’acériculture est liée à la vitalité et à la prospérité des régions

Par l’entremise de tables de concertation, les producteurs acéricoles et les MRC lanaudoises travaillent en étroite collaboration depuis plusieurs années afin d’assurer la protection de cette richesse régionale et son développement à long terme. En exemple, pour accompagner la mise sur pied de nouvelles érablières, le Syndicat collabore à des projets faisant la promotion et facilitant l’accès à des services-conseils reconnus.

« L’appui de la Table des préfets de Lanaudière envers les outils de mise en marché des producteurs de sirop d’érable est une marque de confiance confirmant l’importance économique de l’industrie acéricole pour la région », déclare Marcel Papin, président de la Fédération de l’UPA de Lanaudière, précisant que les 5 millions d’entailles supplémentaires demandées à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec permettraient des investissements additionnels de l’ordre de 100 M$ dans les érablières, en plus d’assurer au Québec son statut de leader mondial acéricole.

Pour assurer l’avenir, les acériculteurs lanaudois sont actifs en promotion et développement

Avec le travail effectué par leur Fédération, les producteurs acéricoles de Lanaudière, investissent collectivement dans le développement de nouveaux marchés dans plusieurs pays. En effet, l’or blond du Québec est exporté dans 53 pays où 80% de sa production est vendue. Ces dernières années, beaucoup de recherche ont été menées pour identifier les bénéfices santé de l’érable, ce qui a permis notamment de développer la commercialisation de l’eau d’érable, une boisson de choix, entre autres pour les sportifs. Grâce à un comité de promotion régionale, les administrateurs du Syndicat en font la promotion à l’occasion du Festival Ultimate XC, un grand évènement sportif regroupant près de 1500 coureurs qui se tiendra à St-Donat le samedi 25 juin prochain.

Le Syndicat est aussi présent à l’Expo Rive-Nord de Ste-Julienne (1,2 et 3 juillet 2016) où il tiendra, dans le cadre de cette exposition agricole régionale, un concours de qualité du sirop d’érable où les juges s’appuieront sur « la roue des flaveurs de l’érable », développée en partenariat avec Agriculture et Agroalimentaire Canada et le Centre ACER, un organisme de recherche mis sur pied par les producteurs acéricoles du Québec.

Bus Normand Blouin350Réunis en assemblée générale ce mercredi soir, les membres du Syndicat des travailleurs des autobus Gil-Ber (FEESP-CSN) ont reçu le rapport de leur comité de négociation. Ils ont également partagé les informations finales qui leur seront nécessaires à l’exercice de leur mandat de grève adopté à 95 % par l’entremise d’un vote à scrutin secret tenu lors de l’assemblée générale du 12 avril dernier.

« La dernière rencontre de négociation entre les parties remonte au 20 avril dernier. Depuis ce jour, l’employeur est demeuré silencieux et aucun échange entre les parties n’a eu lieu. Celui-ci refuse de retirer certaines demandes qui réduiraient les salaires des conductrices et des conducteurs d’autobus scolaire de l’ordre de 8 à 10 %, d’expliquer Josée Dubé, présidente du syndicat. C’est avec une détermination hors du commun que les travailleuses et les travailleurs des autobus Gil-Ber sont prêts à aller jusqu’au bout de leurs revendications ».

À la suite du dépôt de l’avis de grève par le syndicat le 5 mai dernier, dès le lendemain, l’employeur s’est adressé au ministère du Travail pour demander la conciliation. Les parties doivent se rencontrer le dimanche 15 mai en présence du conciliateur.

Le salaires maximum d'un chauffeur pour la compagnie est de 18.99, ce qui ne se compare vraiment pas avec la STM. De plus, si un employé fait entre 25 et 30 heures il ne sera payé que pour 25 heures...

L’entreprise assure les services de transport scolaire pour la Commission scolaire des Samares et pour la Commission scolaire Sir Wilfrid Laurier. En conséquence, le service de transport pourrait être perturbé à partir du mardi 17 mai au matin si aucune entente n’intervient avant minuit, lundi soir prochain.

Le syndicat est conscient de l’impact de l’exercice de la grève sur les familles de la région. Les membres souhaitent rassurer la population de leur intention de négocier de bonne foi, comme ils l’ont fait depuis le début. Le dénouement de cette impasse doit toutefois passer par l’employeur qui maintient, à ce jour, des demandes de concessions et de reculs inacceptables.

À propos

Le Syndicat des travailleurs des autobus Gil-Ber (CSN) regroupe 70 salarié-es membres de la Fédération des employées et employés des services publics-CSN qui compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

gestion2Le jeudi 2 juin, deux autobus regroupant une centaine de producteurs agricoles de Lanaudière se sont dirigés vers la colline parlementaire à Ottawa pour démontrer l’importance de la gestion de l’offre sur l’avenir de leurs entreprises et demander au gouvernement d’agir pour corriger les diverses lacunes de gestion des frontières qui minent l’efficacité de leur modèle depuis maintenant quelques années.

Depuis lundi, un convoi de tracteurs a sillonné les routes du Québec en direction d’Ottawa dans le but de participer à ce grand rassemblement lors duquel plus de 2 500 producteurs étaient attendus. Dans Lanaudière, M. François Brien, producteur laitier à St-Roch Ouest, a pris le volant le mercredi 1er juin au matin, pour joindre le convoi provincial, et ainsi parcourir plus de 200 km en tracteur jusqu’à la capitale fédérale.

gestion1Cet important rassemblement national avait pour but de demander au gouvernement fédéral des poser des gestes concrets dans le dossier du lait diafiltré et de réclamer également la confirmation que les producteurs recevront une compensation pour les dommages annuels d’environ 400 millions de dollars que leur causera à terme l’entrée en vigueur des ententes de libre-échange du Partenariat transpacifique (PTP) et de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne.

Les producteurs laitiers canadiens ont perdu quelque 220 M$ de revenus en raison des importations de lait diafiltré.

« Le gouvernement canadien doit comprendre que des milliers d’entreprises agricoles sont à bout de souffle à cause des pertes encaissées. En 2015, les producteurs laitiers canadiens ont perdu quelque 220 M$ de revenus en raison des importations de lait diafiltré, ce qui représente une perte moyenne de 20 000 $ par entreprise. Lorsqu’on combine ces pertes financières aux impacts qu’auront les ententes commerciales avec l’Europe et les pays du PTP, cela représente plus que le revenu que nous dégageons de nos fermes pour faire vivre nos familles.», a déclaré M. Gilbert Perreault, président des Producteurs de lait de Lanaudière.

Rappelons que, pour Lanaudière, on compte 206 fermes laitières qui permettent de créer 1 800 emplois (directs, indirects et induits). Les fermes laitières du Québec sont à la source de quelque 83 000 emplois (directs, indirects et induits), pour l’ensemble de la filière, et contribuent à la hauteur de 6.2 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) canadien. Finalement, la production laitière et la transformation entraînent des retombées fiscales totales de 1,30 milliard de dollars aux différents paliers de gouvernements.

Photos et vidéos : Véronique Mathieu

2014 Oies St Barthelemy 32Les terres agricoles sont des milieux riches en biodiversité. Toutefois, la cohabitation agriculture-faune n’est pas toujours chose facile. Chaque année, les agriculteurs doivent composer avec les problèmes que causent certaines espèces déprédatrices (oies, bernaches, canards, etc.) dans leurs champs.

Pour faire face à la situation, la Fédération de l’UPA de Lanaudière (FUPAL) offre aux producteurs, depuis déjà plusieurs années, un service collectif d’effarouchement des oiseaux migrateurs. Ce programme vise à contrôler les dommages occasionnés par le passage de ces oiseaux sur les terres agricoles, et ce, dans une perspective de développement durable et de mise en valeur de la biodiversité.

Ainsi, chaque printemps, des effaroucheurs sont engagés pour sillonner les secteurs les plus touchés dans Lanaudière, notamment les terres à proximité de la zone d’interdiction de chasse de St-Barthélemy. Le financement de ces activités est assuré par le Programme d’effarouchement des oiseaux migrateurs en milieu agricole, issu de l’accord Cultivons l'avenir 2 des gouvernements du Canada et du Québec.

Pour signaler la présence d’oiseaux indésirables sur leurs terres, les producteurs agricoles situés dans la MRC d’Autray pourront communiquer avec M. Michel Demouy au 450 271-5348. Ceux situés dans les autres MRC pourront communiquer avec M. Henri-Paul Roy au 450 271-2884.

Un service pour minimiser les dommages aux cultures
L’effarouchement est réalisé seulement lorsqu’il y a des risques pour les cultures, au moment de la reprise de la végétation ou lors des semis. Les effaroucheurs utilisent des pistolets de départ qui feront fuir les oiseaux à l’aide de détonations provoquées. Certains collaborateurs, détenant déjà un permis de chasse à l’oie des neiges, contribueront aussi à l’effort collectif. Le service est offert jusqu’au début de juin, selon la présence des oiseaux.

Il est aussi possible que les producteurs agricoles puissent effectuer eux-mêmes des activités d’effarouchement sur leurs terres, en utilisant un pistolet de départ disponible auprès de fournisseurs autorisés. Comme les effaroucheurs, ils doivent toutefois détenir un permis d’effarouchement du Service canadien de la faune. Ils peuvent aussi se procurer un permis de chasse printanière pour l’oie des neiges. On rappelle par ailleurs que la chasse à la bernache (outarde) est autorisée, pour des raisons de conservation, seulement en automne.

La FUPAL souhaite développer des partenariats entre chasseurs et agriculteurs pour réduire les impacts de la faune en milieu agricole. Les chasseurs ou agriculteurs intéressés peuvent communiquer avec Jean-François Aumont au 450 753-7486, poste 243.

Aide financière pour les dommages importants
Malgré le travail des effaroucheurs, il est possible que des champs subissent des dommages importants. Lorsque le passage de la sauvagine engendre des pertes de rendement supérieures à 10 %, les agriculteurs peuvent se prévaloir du Programme d’indemnisation pour les dommages causés par la faune, offert par la Financière agricole du Québec (FADQ), qu’ils soient assurés ou non avec la FADQ.

"Réalisé depuis maintenant une quinzaine d’années dans la région, l’effarouchement n’est pas une solution parfaite, mais celle-ci permet tout de même de diminuer de beaucoup les dommages aux champs et les compensations éventuelles à verser aux producteurs" comme l’indique M. Michel Désy, vice-président de la FUPAL et répondant du dossier.

Dès le 25 avril : Survol d’hélicoptère pour le décompte des populations
L’équipe du Service canadien de la Faune, d’Environnement et Changement climatique Canada nous a informés qu’elle partira en tournée héliportée pour les inventaires de sauvagines (canards et oies) au-dessus des Basses-terres du Saint-Laurent dans la semaine du 25 avril 2016, dès la première journée de météo propice. L’hélicoptère sera de couleur verte et immatriculée C-GDEH.

Comme chaque printemps, l’équipe survole à basse altitude tous les plans d’eau susceptibles d’abriter des canards (ex. rigoles, étangs de ferme, ruisseaux, lacs et rivières) dans 144 parcelles de 2 km². Le pilote veille à éviter de survoler les bâtiments et les élevages d’animaux sensibles au bruit (ex. visons, émeus) et tente de minimiser le dérangement des animaux de ferme. Le survol d’une parcelle prend environ 5 à 10 minutes. Les observateurs à bord identifient alors toutes les espèces de canards présentes et les comptent.

Parmi les espèces de sauvagines les plus abondantes dans les Basses-terres du Saint-Laurent, on trouve le Canard colvert, dont le mâle arbore une belle tête vert métallique, le Canard noir et le Canard branchu. De retour dans les bureaux de Québec, l’équipe compile les données qui servent à dresser le portrait de l’abondance, de la répartition et de la tendance des populations de sauvagine du Québec.

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