2014 Oies St Barthelemy 32

2014 Oies St Barthelemy 32
Les terres agricoles sont des milieux riches en biodiversité. Toutefois, la cohabitation agriculture-faune n’est pas toujours chose facile. Chaque année, les agriculteurs doivent composer avec les problèmes que causent certaines espèces déprédatrices (oies, bernaches, canards, etc.) dans leurs champs.

Pour faire face à la situation, la Fédération de l’UPA de Lanaudière (FUPAL) offre aux producteurs, depuis déjà plusieurs années, un service collectif d’effarouchement des oiseaux migrateurs. Ce programme vise à contrôler les dommages occasionnés par le passage de ces oiseaux sur les terres agricoles, et ce, dans une perspective de développement durable et de mise en valeur de la biodiversité.

Ainsi, chaque printemps, des effaroucheurs sont engagés pour sillonner les secteurs les plus touchés dans Lanaudière, notamment les terres à proximité de la zone d’interdiction de chasse de St-Barthélemy. Le financement de ces activités est assuré par le Programme d’effarouchement des oiseaux migrateurs en milieu agricole, issu de l’accord Cultivons l'avenir 2 des gouvernements du Canada et du Québec.

Pour signaler la présence d’oiseaux indésirables sur leurs terres, les producteurs agricoles situés dans la MRC d’Autray pourront communiquer avec M. Michel Demouy au 450 271-5348. Ceux situés dans les autres MRC pourront communiquer avec M. Henri-Paul Roy au 450 271-2884.

Un service pour minimiser les dommages aux cultures
L’effarouchement est réalisé seulement lorsqu’il y a des risques pour les cultures, au moment de la reprise de la végétation ou lors des semis. Les effaroucheurs utilisent des pistolets de départ qui feront fuir les oiseaux à l’aide de détonations provoquées. Certains collaborateurs, détenant déjà un permis de chasse à l’oie des neiges, contribueront aussi à l’effort collectif. Le service est offert jusqu’au début de juin, selon la présence des oiseaux.

Il est aussi possible que les producteurs agricoles puissent effectuer eux-mêmes des activités d’effarouchement sur leurs terres, en utilisant un pistolet de départ disponible auprès de fournisseurs autorisés. Comme les effaroucheurs, ils doivent toutefois détenir un permis d’effarouchement du Service canadien de la faune. Ils peuvent aussi se procurer un permis de chasse printanière pour l’oie des neiges. On rappelle par ailleurs que la chasse à la bernache (outarde) est autorisée, pour des raisons de conservation, seulement en automne.

La FUPAL souhaite développer des partenariats entre chasseurs et agriculteurs pour réduire les impacts de la faune en milieu agricole. Les chasseurs ou agriculteurs intéressés peuvent communiquer avec Jean-François Aumont au 450 753-7486, poste 243.

Aide financière pour les dommages importants
Malgré le travail des effaroucheurs, il est possible que des champs subissent des dommages importants. Lorsque le passage de la sauvagine engendre des pertes de rendement supérieures à 10 %, les agriculteurs peuvent se prévaloir du Programme d’indemnisation pour les dommages causés par la faune, offert par la Financière agricole du Québec (FADQ), qu’ils soient assurés ou non avec la FADQ.

"Réalisé depuis maintenant une quinzaine d’années dans la région, l’effarouchement n’est pas une solution parfaite, mais celle-ci permet tout de même de diminuer de beaucoup les dommages aux champs et les compensations éventuelles à verser aux producteurs" comme l’indique M. Michel Désy, vice-président de la FUPAL et répondant du dossier.

Dès le 25 avril : Survol d’hélicoptère pour le décompte des populations
L’équipe du Service canadien de la Faune, d’Environnement et Changement climatique Canada nous a informés qu’elle partira en tournée héliportée pour les inventaires de sauvagines (canards et oies) au-dessus des Basses-terres du Saint-Laurent dans la semaine du 25 avril 2016, dès la première journée de météo propice. L’hélicoptère sera de couleur verte et immatriculée C-GDEH.

Comme chaque printemps, l’équipe survole à basse altitude tous les plans d’eau susceptibles d’abriter des canards (ex. rigoles, étangs de ferme, ruisseaux, lacs et rivières) dans 144 parcelles de 2 km². Le pilote veille à éviter de survoler les bâtiments et les élevages d’animaux sensibles au bruit (ex. visons, émeus) et tente de minimiser le dérangement des animaux de ferme. Le survol d’une parcelle prend environ 5 à 10 minutes. Les observateurs à bord identifient alors toutes les espèces de canards présentes et les comptent.

Parmi les espèces de sauvagines les plus abondantes dans les Basses-terres du Saint-Laurent, on trouve le Canard colvert, dont le mâle arbore une belle tête vert métallique, le Canard noir et le Canard branchu. De retour dans les bureaux de Québec, l’équipe compile les données qui servent à dresser le portrait de l’abondance, de la répartition et de la tendance des populations de sauvagine du Québec.

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